Comment une petite coalition d'États du Golfe et d'Afrique redessine le financement climatique
A new working group is quietly drafting alternative project-finance terms that emphasise sovereign co-ownership and local content.

Also in English
Un groupe de travail réuni à l'initiative des Émirats arabes unis, du Kenya, de l'Égypte et de l'Indonésie élabore des conditions alternatives de financement de projets pour de grands chantiers d'adaptation climatique, dans le cadre d'une démarche discrète qui, selon des diplomates, gagne en dynamisme à l'approche de la prochaine Conférence des Parties.
Les conditions proposées par le groupe mettraient l'accent sur des exigences en matière de contenu local, la co-propriété souveraine des véhicules de projet et un mécanisme standardisé de règlement des différends. Des responsables informés des travaux ont indiqué que l'objectif était de créer un modèle dont les économies de taille intermédiaire pourraient se servir lors de leurs négociations avec les prêteurs multilatéraux et les financiers privés.
Des économistes du développement ont jugé l'initiative substantielle, tout en avertissant que tout nouveau modèle se heurterait aux résistances des groupements de créanciers existants et nécessiterait une volonté politique soutenue de la part de chaque capitale participante.